LE REIGI (SAVOIR VIVRE, SAVOIR FAIRE)

Voici quelques directives concernant le REIGI, ensemble des règles d'étiquettes et de comportement du Dojo Omori 40, dont une part est commune à tous les arts martiaux.

La bonne compréhension et le respect du REIGI sont essentiels à la qualité du chemin que l'on parcourt. Si les règles paraissent strictes, elles ne sont qu'un guide. Le REIGI est davantage un état d'esprit qu'un règlement absolu.

En entrant dans le dojo et en le quittant, le pratiquant doit saluer debout en direction du SHOMEN.

On dit habituellement "Onegaï shimasu" (prononcer : onégaïshimass ; littéralement : « Je vous fais une requête, s'il vous plaît ») au moment du salut du début du cours et "Arigato gozaïmashita" (prononcer aligatogozaïmachta ; « Merci beaucoup ») en fin de cours. Les pratiquants peuvent aussi s’exprimer en français : « S’il vous plaît » et « Merci beaucoup ».

Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d'être à l'heure pour y participer. Celui qui arrive en retard doit attendre sur le côté jusqu'à ce que l'enseignant lui fasse signe de se joindre au cours, sans le perturber.

Dès son entrée dans le dojo, le pratiquant adopte une attitude vigilante et respectueuse du lieu et des personnes.

La façon correcte de s'asseoir est la position seïza. Mais on peut s’asseoir en tailleur ou se tenir debout si des problèmes de santé, ou une trop longue attente l’imposent. On n’allonge jamais les jambes, on ne s’adosse pas au mur ni à un poteau. Le pratiquant doit être disponible à chaque instant.

Il est inconvenant de quitter l’aire de travail pendant la pratique sauf en cas de blessure ou de malaise. Pour toute autre raison (besoins naturels, soif...) il convient de demander l'autorisation au professeur.

Pendant les explications du professeur, le pratiquant s’asseoit en seïza ou reste debout. Il regarde attentivement, ne fait aucun commentaire et ne pose aucune question.

S’il reste debout pendant une explication, il tient son arme pointe basse, à deux mains ou dans une seule, pointe vers l’arrière.

Après la démonstration, il salue le professeur, puis rejoint son partenaire, salue et commence à travailler.

Si pour une raison ou pour une autre il doit absolument poser une question au professeur, il va vers lui, ne l'appelle jamais : il le salue et attend qu'il soit disponible. Un salut debout suffit.

En général, mieux vaut attendre que le professeur propose un temps de mondo (question-réponses) pour poser des questions. Le dojo est un lieu d'écoute, pas de conversation.

Quand le professeur :

- montre un mouvement en particulier pendant le cours, le pratiquant se met en seiza ou se tient debout et regarde attentivement. Il salue le professeur lorsque celui-ci a terminé.

- corrige un autre pratiquant, on peut s’arrêter de travailler pour regarder.

- donne une explication, nul ne doit hésiter à s’approcher de lui pour qu'il n'ait pas à s'égosiller et pour être sûr de bien voir les démonstrations et entendre les explications.

Dès que la fin d’un exercice est annoncée, on arrête immédiatement l’exercice, on salue le partenaire et on dirige l’attention vers le professeur.

Il est important de respecter les pratiquants les plus gradés.

Ne jamais discuter à propos de technique.

Celui qui connaît une technique et qui la travaille avec quelqu'un qui ne la connaît pas peut le guider, à condition de rester discrets et concis.

Il est interdit et discourtois de passer par-dessus un sabre posé au sol, de bousculer armes et armures en attente.

Seuls les hauts gradés (7 dan et plus ) et les pratiquants très âgés sont autorisés à passer devant une file d’attente, pendant les périodes de combat. Les autres pratiquants doivent patienter en attendant leur tour.

Lors des déplacements, pendant les périodes de combat, on ne passe ni devant, ni à travers une file. On passe derrière. Si l'on est contraint de passer devant pour des raisons de manque de place, il est convenable de se signaler en tendant une main devant soi, comme pour "ouvrir" le passage.

De même, on évite de passer entre deux partenaires qui travaillent ensemble.

Il convient de faire son possible afin de concourir à l'harmonie du dojo et de donner de la plénitude à la pratique tant personnelle que collective.