L'HISTOIRE D'ÔMORI 40

La petite histoire

Le DOJO ÔMORI 40 a été créé au début de l’été 2010. A cette époque, le sabre japonais n'est pas représenté dans les Landes. Il n'y en eut qu'un seul club de kendo, dans les années 80-90, à Mimizan. Depuis quelques temps, Olivier Deck songe à créer un dojo pour partager et perpétuer la tradition du sabre, tout en offrant un port d’attache à sa pratique vagabonde, qui le conduit sans cesse sur les routes de France et d’Espagne pour étudier le kendo et le iaido. Au cours d’une conversation, lors d’un stage de iaido, il apprend que non loin de chez lui vit Thierry del Socorro, ancien sabreur qui a créé son jardin et son pavillon pour pratiquer l’art du thé, dont il est devenu un adepte chevronné. Quelques échanges de mails et coups de téléphone plus tard, rendez-vous est pris pour lancer l’aventure : un club d'enseignement de l'art du sabre japonais. Trouver une salle sur la Côte sud des Landes n’est pas simple. Qui plus est dotée d’un plancher ! Mais à cœur vaillant rien d’impossible... nouvelle salve de coups de fil, et ils dénichent la perle rare : le village de Saubion ( par hasard, exactement à mi-chemin entre leurs domiciles... mais le hasard existe-t-il?) possède une salle avec un plancher… Après une présentation du projet la Mairie donne le feu vert pour recevoir des escrimeurs à la façon nippone, une seule fois par semaine. Dès la deuxième saison, le dojo se déplace vers Capbreton, où il peut proposer des séances dans les deux disciplines du mardi au vendredi. 

L'enseignant, Olivier Deck, est titulaire du brevet fédéral d'enseignement de kendo. Il est 4dan kendo et 3dan iaido. Il travaille sous l'autorité de M.Jean-Pierre Raick, kyoshi 7dan kendo et iaido, professeur du club lillois de kendo-iaido.

ÔMORI, Ô MORI... 40 !

Ô Mori, cela veut dire « La grande forêt ». Un hommage au pays landais, bien entendu, et à sa nature puissante et belle qui saura inspirer l’art des kenshis (adeptes du sabre). Il s’agit également du nom de la première série de katas de Muso Shinden Ryu, une école que le dojo étudie, avec le Zen Ken Ren Iaido (Sete iai) et le Kendo. Cette Grande forêt, c’est celle où l’on décide de s’aventurer pour aller à la rencontre de soi-même, un sabre japonais à la main.

 

 

 

Sans tarder, le dojo se dote d’un kamon, créé par Thierry del Socorro. S’offrant à mille interprétations, il représente, pris dans un mouvement circulaire, l’océan qui déferle vers les dunes surmontées de pins, sur fond éclatant de lumière. La symbolique même du paysage landais fait sens dans le contexte du Budo. Combien de fois n’emploie-t-on pas, au cours des exercices de kendo et d'iai, la métaphore de la vague qui déferle ? A celle-ci, on peut ajouter celle de l’arbre qui s’enracine, pousse, reçoit le vent, offre un lien au ciel et à la terre. Et celle du soleil, du feu créateur et destructeur. Celle du vent qui fait entendre le chant profond de la nature, le souffle primordial. Fluidité, verticalité, force, beauté… autant de mots que ce pictogramme recèle, qui appartiennent à la langue des arts martiaux et permettent d’en approcher le sens véritable. Eau, air, terre, feu du ciel, à ces 4 éléments il suffit d’ajouter l’acier des sabres pour réunir la série symbolique du Tao, qu’au Japon on nomme Do : la Voie.