KENDO : NOTES ET COMMENTAIRES

Notes et commentaires sur le kendo, pour compléter le travail des keikos

AIMER LE KENDO

 

Cherchant sur la Toile des images et des textes sur SEME, la menace, l'esprit d'offensive, l'attaque, je suis tombé sur ce texte rapportant la parole de Sonoda Masaji, huitième dan hanshi de kendo. Evoquant l'un des principes essentiels du kendo, il livre un florilège de commentaires essentiels, et fait miroiter au fil des mots tout l'amour qu'il porte à son art, profondément intégré à sa propre vie.

Ô

LIRE

Comment revêtir sa tenue de kendo?

Bonjour

tout kenshi qui se respecte et respecte les autres se doit d'être correctement vêtu... rappel pour les uns, découverte pour les autres, voici trois vidéos, qui resteront accessibles dans la vidéothèque, pour bien revêtir son kendo-gi, son hakama, son tenugui (prononcer "ténougoui", et non "ténougui"), et ensuite plier kendo-gi et hakama.

Au passage, autant rappeler également que le tenugui se doit d'être propre et repassé à chaque keiko.

à bon(s) entendeur(s)

Ô

REMARQUE: pour respecter vraiment les règles de l'art, on doit enfiler d'abord la jambe gauche dans le hakama. Celui qui allait sacrifier sa vie par seppuku enfilait d'abord la droite.

 

 

ASHI SABAKI (I)

De l’avis de tous les grands professeurs, l’étude des déplacements, leur pratique orthodoxe et leur bonne compréhension offrent des garanties de progrès et de longévité sur la voie du sabre. Le bon positionnement des pieds met en condition le corps tout entier de se mouvoir avec vivacité et puissance. Certes, ce travail d’acquisition peut sembler ingrat au débutant. Lui qui s’imaginait déjà en plein assaut, bardé d’une armure face à un adversaire, se retrouve mains sur les hanches, comme dansant le menuet, regardant droit devant lui et répétant des pas glissés vers l’avant, vers l’arrière, à droite, à gauche, en diagonale… tu parles d’un combat, il ne manque qu’un petit orchestre de chambre ! Qu’il ne s’y méprenne pas, il est en train de construire les fondation d’un édifice qui pourra s’élever à l’infini au cours des années. Et s’il préfère passer rapidement cette étape pour arriver bien (trop)vite à la satisfaction illusoire de manier le shinaï sans savoir déplacer ses pieds, il se prépare à de lourds déboires et surtout, se retrouvera bientôt dans l’impossibilité de progresser. Nous connaissons la suite de ce genre de mésaventure : démotivation et abandon.

Si les plus avancés dans la voie insistent quant à l’importance des déplacements (ASHI SABAKI), nous pouvons modestement penser qu’il doit y avoir une raison, que de là où nous nous trouvons nous n’apercevons pas…

Très vite, dès qu’il s’agit d’entrer dans la distance de combat, de lancer des attaques, de s’y soustraire pour contre-attaquer, on comprend que le kendo est avant tout une histoire de regard et de pieds… pas seulement, mais avant tout. Evaluer la situation, trouver le bon placement. Le proverbe dit : REGARD, DEPLACEMENT, COURAGE, TECHNIQUE (Ichigan, Nissoku, Santan, Chiriki). Le fameux coup de sabre que tout un chacun est pressé d’asséner vient en dernier.

ASHI SABAKI présente l’avantage de pouvoir être travaillé seul. Un bout de couloir, une petite terrasse, un coin de salle de bain suffisent ! On peut même se passer de shinaï, avantage qui préserve les plafonds et les luminaires de la maison. C’est un précieux exercice que de prendre la bonne attitude (SHISEI), placer le regard droit devant (ENZAN NO METSUKE), et répéter les déplacements, tout d’abord de façon formelle, tels que vus au dojo, et par la suite en « visualisant » des situations de combat. Dans un premier temps on pense à l’ensemble du corps, au bon positionnement des pieds, des yeux, et peu à peu nous découvrons que ASHI SABAKI est l’art de contrôler son corps dans l’espace, et de concentrer les déplacements dans les hanches. Nos gestes ne sont pas une simple gymnastique, nous devons les investir de sens. Le sens de notre travail vient du combat. De là naît la justesse, mère de tous les succès.

La route est longue.

A suivre…